PIAF Edith Giovanna Gassion, dite. Remarquable...

Lot 59
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PIAF Edith Giovanna Gassion, dite. Remarquable...


PIAF Edith Giovanna Gassion, dite.
Remarquable ensemble de télégrammes, de billets et
de lettres autographes adressés à Yves Montand entre
1945, quand Piaf découvre le chanteur affecté aux premières
parties de ses concerts, et 1950. Comme la passion
laisse peu à peu place à l’amitié, l’essentiel des documents
datent de la relation sentimentale (1945-1946).
De six ans son aînée, Edith Piaf est une vedette déjà
installée depuis quelques années, mais Montand est encore
inconnu et elle le conseillera avec tendresse et intelligence
pour le propulser vers la célébrité. Les lettres
sont contenues dans une chemise orangée ancienne,
avec étiquette Edith Piaf. Une petite photographie de
Montand jeune est contrecollée à l’intérieur.
Environ 70 pièces dont :
Lettre (1945, [4] pp.) : Piaf se plaint d’avoir dû chanter
sans pianiste, «Monsieur Georges» ne s’étant pas pré-
senté pour son concert…
Lettre qui forme la suite de la précédente ( [3] pp.) :
Edith Piaf poursuit le récit de ses ennuis en tournée:
«alors voilà, les catastrophes fleurissent comme des
matins d’avril, les scandales comme des bouquets de
violettes, quant à moi, j’ai toujours l’air aussi con».
Lettre (1945, [3] pp.) : Piaf supplie Montand de venir la
voir à Nevers.
Courte lettre (s. d., [1] f.) : «Jamais je ne t’ai autant aimé
qu’à cette minute…»
Lettre (Bruxelles, 9 octobre 1945, [1] f.) : «Je continue à
faire des rêves aussi stupides, comme tu le vois je suis
toujours aussi cinglée.»
Lettre (Bruxelles, «le 7 à une heure!», [1] p.) : récit des
ennuis de Piaf à Bruxelles…
Lettre (Bruxelles, «le 6 à minuit», [1] f.) : courte lettre
d’amour.
Lettre (Bruxelles, 12 octobre 1945, [1] f.) : Piaf détaille
un de ses rêves à propos d’elle et de Montand et exprime
ses angoisses de le perdre…
Lettre (Bruxelles, 11 octobre 1945, [1] f.) : suite du récit
de sa tournée de concerts.
Lettre (Bruxelles, 2 octobre 1945) : «j’ai appris qu’un
journal de Liège m’accusai [sic] de collaboration avec
les fritzs, j’en ai un peu mare de ce malentendu…»
Lettre (Bruxelles, 13 octobre 1945, [1] f.) : voeux d’anniversaire
pour les 24 ans de Montand. Mention de
l’homme à l’origine de première rupture: «Briac (…) est
vraiment épatant pour la publicité, tu peux te fier à lui».
Télégramme (1945) : «Yves au nom de ce qui a été
nous stop quand tu pourras voir monsieur Briac fais lui
rentrer toutes ces saletés au plus profond de lui-même
stop de toute façon si tu ne le fais pas Herbert le fera
stop je ne connais pas de plus sale individu depuis que
je suis au monde stop te supplie pour une fois de me
croire stop suis atrocement peinée de ce qui arrive -
Edith Piaf.» Agent de stars, Briac avait complaisamment
alerté Montand sur des infidélités (supposées) de
Piaf en tournée à Bruxelles.
Lettre [s. d., [4] pp.) de rupture avec Montand. Piaf dé-
veloppe l’origine de cette séparation: des «paroles»
dites à Briac  un soir d’ivresse que ce dernier aurait
divulguées ensuite en faisant chanter Piaf - et donne
sa version des faits. «Oublie moi vite et reste le grand
bonhome [sic] que tu es. Tu es malgré tous tes défauts
un type extraordinaire et merveilleux. Je signe pour la
derniere fois Pupuce».
Brouillon de lettre de Montand (s. d., [2] ff.), écrite
après la rupture: «oh pupuce, pupuce! nous ne [nous]
verrons plus de longtemps ! et quelle que soit ton opinion
vis a [vis] de moi, je te prends quand même dans
mes bras, j’aimais tellement te serrer contre moi, j’aimais
tellement t’embrasser au coin de tes lèvres que
j’aimais tant!»
Lettre (1945, [4] pp.) : «dans le fond la seule chose qui
compte au monde pour moi c’est toi et ton amour, le
reste je m’en fous, même de chanter quand on pense
au peu de gens qui comprennent».
Télégramme (1945) : «Mon tout petit à moi rentrerai
samedi en voiture - Edith Piaf»
Court mot griffonné (S. l., s. d., [1] f.) «J’ai juste le
temps avant de partir de te dire de ne pas oublier que
je t’aime. Edith»
Lettre (s. l., s. d., [1] f.) : «J’ai très mal dans les reins
et dans la tête, je vais bientôt crever bientôt [sic].»
«mon tout grand petit que j’aime plus que tout que ma
vie que tout quoi même plus que toi (ça c’est avant
garde).»
Courte note rédigée d’une main vacillante (s. d., [1] f.) :
«Yves… Yves… Yves ! Je t’aime à en crever… Tu es toute
ma vie, je suis à toi, ma peau, mon coeur et mon âme,
tout à toi! Quoi qu’il arrive je t’AIME. Moi toute petite
devant toi!»
Lettre (1946, [4] pp.) : histoire d’un conflit avec un journaliste
et un ancien amant, amusantes anecdotes de
tournée… très jolie lettre.
Petit mot griffonné au verso de ce qui semble être un
filage d’opérette: «Vous pourriez… si vous vouliez…
Danser ce soir pour la première fois avec moi»
Lettre d’amour passionnée (s. d., [1] f.), joli texte. Au
verso, paroles dactylographiées de chanson non identifiée.

Lettre de Montand - non envoyée (1946, [1] f.), où il dé-
taille les modifications apportées à des textes de chansons
et parle des filles avec lesquelles il flirte…
Télégramme (1946) : Quatre coeurs et quatre pensées
tendues vers toi plus ton talent égales triomphe certain
».
Télégramme (1946) : Piaf est clouée au lit par la fièvre
depuis 2 jours.
Télégramme (s. d.) : «Merveilleuse joie succès dépasse
prévisions t’ai senti près de moi sera toujours mon
grand gosse t’adore - Pupuce.»
Lettre (1946, [4] pp.) : Piaf exprime tout son amour
pour Montand et raconte sa tournée de concert en
Suisse ainsi que ses impressions sur les autochtones…
«Je te baise tes doux yeux, tes mains, tes lèvres enfin
tout ce qui est toi!» Elle signe «Pupuce».
Lettre (s. d., [4] pp.) : Piaf exprime son angoisse face
à au succès grandissant de Montand: «je me fais l’impression
d’une mère qui voit son enfant marcher tout
seul pour la première fois».
Lettre (1946, [4] pp.) : «Il parait que dans un article tu
dis que je suis la femme de ta vie… c’est vrai ça? Mais alors tu m’aimes? chic alors !» «je t’aime avec toute la
force dont je suis capable c’est-à-dire grand à tout braver
à hurler à chanter à me battre avec la vie!»
Lettre (1946, [4] pp.) : Piaf exprime son désespoir de ne
pas être aux côtés de Montand et donne des nouvelles
de son entourage.
Lettre (s. d. [1946?], [3] pp.) : «Oh oui ça sonne bien
Edith Livi, ça fait deux noms qui ont de la valeur».
Lettre (1946, [4] ff.) : où Edith Piaf parle mariage et
achat d’appartement…
Lettre (s. d., [4] pp.) : «Il me tarde d’être au mois d’août,
le jour où je deviendrai Madame Livi, ça me fera un
drôle de truc à mon coeur».
Lettre (1946, [8] pp.) : Piaf évoque les soucis financiers
qui l’obligent à rester loin de Montand pour gagner au
mieux sa vie, détaille le montant de ses dettes et la fa-
çon dont elle compte les régler.
Lettre (1946, [4] pp.) : Piaf clarifie une conversation té-
léphonique qu’elle a eue avec Montand.
Lettre (1946, [4] pp.) : Piaf raconte les brouilles avec
son entourage (Dédée, Solange, Loulou…)
Lettre (1946, [4] pp.) : Suite du récit du conflit avec
Dédée.
Lettre (1946, [4] pp.) : Piaf évoque de nouveau une
jeune chanteuse (non identifiée) qu’elle a prise sous
son aile et ses prochaines retrouvailles avec Montand.
Lettre (1946), [4] pp.) : Piaf relate un amusant échange
avec l’ambassadeur de Lausanne.
Lettre (1946, [4] pp.) : «Au revoir mon tout chéri, viens
tous [sic] près de moi et ne sois pas brute, ou alors vas
y doucement, non pas là, non, là oui… ah non…»
Lettre (1946, [4] pp.) : Evocation d’une dispute au té-
léphone avec Montand. L’encre a bavé par endroits,
peut-être à cause de larmes de Piaf? Elle dit elle-même
avoir pleuré.
Lettre (1946, [4] pp.) : anecdotes à propos d’amis, évocation
de ses problèmes financiers et d’une grippe.
Billet griffonné sur demi-feuille, une partie du texte en
anglais : «I love you my darling, you are very beautiful
I hope that you are that me for the life, me, I am at you
my sweet heart that I love. Your wife».
Rapide lettre (S. d., [1] f.) : Piaf revient de voyage et
mentionne sa grande fatigue après toutes les formalités
qu’elle a dû accomplir pour son retour à Lausanne.
Lettre (1946, [4] pp.) : Toujours la hâte de ses prochaines
retrouvailles avec Montand («dans 6 jours») et
quelques détails sur ses activités à Lausanne.
Très court billet: «Mon amour, je t’aime, je t’adore, je
suis folle de toi. Pupuce».
Brouillon de télégramme de Montand, provenant de
New-York. Montand la rassure sur son succès.
Enveloppe: «Monsieur Yves Piaf» au verso: «Envoie
de Madame Edith Livi. J’ai du me trompé [sic] dans
quelque chose».
Petit carton qui accompagnait un cadeau envoyé à
Montand.
Lettre (s. d., [1] f.), de New-York, que Piaf a l’air de beaucoup
apprécier. Elle conseille à Montand d’essayer d’y
percer: il devrait commencer à traduire ses chansons
en anglais…
Lettre (1946, [1] f.) de Davos. «Loulou est parti faire du
ski, il n’en a jamais fait de sa vie, il va surement se casser
la gueule, on a déjà préparer des brancarts [sic] pour le
ramener à Lausanne.»
Lettre (1946, [4] pp.) : Piaf écrit un mot pour chacun
des membres de la famille de Montand: Lydia, sa soeur,
sa mère, son frère et Giovanni, son père. Elle tente de
les convaincre de monter à Paris voir Yves, qui se languit
d’eux. Elle signe:  «Celle qui pourra bientôt dire
votre fille! Edith».
Petit mot passionné griffonné avant un départ de Piaf
pour Baden Baden (s. d., [1] p., [3] pp. bl.)
Lettre (Lausanne, 3 février 1946, [1] f.) : «on m’a fais
[sic] voir le journal ou tu dis que je suis la femme de
ta vie…»
Lettre (Lausanne, 3 mars 1946, [1] f.) : «j’ai vu une
femme qui m’a montré des dessins au fusain, j’ai du
me retenir pour ne pas pleurer tant c’était bouleversant,
tout des dessins pris sur le vif dans les camps,
c’es incroyable d’horreur et de beauté. Comment des
hommes ont pu faire des choses aussi laides, aussi horribles,
c’est vraiment terriblement effroyable.»
Courte lettre (s. d., [1] p.) : Piaf demande à Montand de
venir la voir.
Lettre (Berne, 6 mars 1946, [1] f.) : «Si tu me voyais
dans le bureau de l’ambassadeur, tu rigolerai [sic], il y
a un énorme bureau, un grand fauteuil et pupuce a l’air
perdu dedans…»
Lettre ( St. Moritz, 19 février 1946, [1] f.) : «dis moi tout,
demande moi encore conseil pour les choses graves,
j’ai passé par là, alors serre toi de mon experience»
Lettre (Lausanne, 24 février 1946, [1] f.) : ton toujours
aussi joyeusement franc du collier de Piaf: «je t’aime un
point c’est tout, ce n’est pas la peine d’y revenir toutes
les fois, tu n’as rien à craindre, ta place est toujours ré-
servé [sic] dans notre caveau « c’est gai». Alors espèce
de crétin, c’est toi qui me fou la mère Bigard sur les
reins, et bin ma vache, t’as de ces plaisanteries d’un
goût douteux ».
Lettre ( En-tête Edith Piaf, 21 février 1946, [1] f.) : suite
du récit de sa tournée de concerts, ici à Davos.
Courte lettre (s. d., [1] p.) : «j’ai tellement pris l’habitude
de te pardonner qu’une fois de plus n’enlèvera rien à
notre amour.»
Court mot (s. d., [1] p.) : «Je ne serai peut être pas
là quand tu rentrera car je vais chez le docteur à six
heures et demie…»
Lettre (Lausanne, 17 février 1946, [1] f.) : Piaf raconte son
«bide» à Lausanne «tant pis, je chanterai pour toi et alors
je serai dans mon coeur le plus beau triomphe de ma vie!»
Lettre de Montand (s. d., [1] f.) : «Je profite de l’occasion
pour t’étrangler bien lentement…»
Lettre (Cannes, 17 août 1946, [1] f.) : «notre amour fut
un orage continue avec des éclairs et des éclaircies
formidables et c’est de ça seulement qu’il faut nous
souvenir.»
Lettre (Metz, 5 avril 1946, [1] f.) : récit de sa journée en
tournée.
Lettre (s. d., [1] f.) : mots d’amour.
Lettre (s. d., [1] f.) : évocation de sa douleur après la
mort de son père.
Lettre (New York, 30 décembre 1947, [2] ff.) : «Je ne
veux jamais que tu crois [sic] que je t’oublie, quoi qu’il
arrive et quoi qu’il advienne tu sera toujours mon gosse
préféré et ma grande faiblesse…»
Lettre (1948, [2] ff. recto) : Piaf évoque son travail de
promotion pour Montand. «Mon gosse, ma faiblesse,
écris moi, j’ai toujours l’impression que tu as besoin de
ma tendresse et de mon coeur…»
Note (s. d., [2] pp.), mots d’amour.
Lettre (s. d., [3] pp.) dans laquelle Piaf se plaint d’être
mise à l’écart de la négociation des contrats de Montand,
et lui reproche de vouloir prendre sa liberté…
Lettre (New York, 9 février 1948, [3] f.) : propose à
Montand de la rejoindre pour tenter sa chance en Amé-
rique, et lui recommande des cabarets.
Lettre (s. d., s. l. [New York], [3] ff.) : Conseils pour dé-
buter en Amérique «fais moi confiance c’est tout ce
que je te demande.» «Je t’embrasse… Bien plus que tu
ne le crois. Ta pupuce».
Lettre (New-York, 23 janvier 1948, [2] ff.) : «crois moi,
on gagne vraiment ses galons en Amérique» «je pense
que tu as d’autres ambitions que d’être simplement une
vedette française» «Je t’embrasse avec mon souvenir
le plus tendre le plus doux et je pense même ajouter
« le meilleur». Je resterai toujours ta pupuce ».
Télégramme (1949) : «Merci telegramme es un ange te
souhaite pour 1950 plein de bonheur tembrasse tres
tendrement - Edith.»
Télégramme (1950) : «Mon grand impossible te joindre
appelle moi soir dix heures françaises Plazza 32700
stop te sens heureux et suis heureuse également tendresse
tout coeur - Edith.»
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