Simone Signoret Importante correspondance...

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Simone Signoret Importante correspondance...

Simone Signoret
Importante correspondance adressée à Yves Montand. Simone Signoret brille par son expression facile, imagée, inventive et pétillante. La correspondance, souvent sentimentale, fourmille aussi d’anecdotes sur les artistes qu’elle rencontre et les événements de la vie parisienne ou quotidienne.
Une centaine de lettres et télégrammes dont: Trente-trois lettres écrites entre septembre et novembre
1951. Simone Signoret est séparée d’Yves Montand: il tourne le «Salaire de la peur» à Nîmes tandis qu’elle est à Annet pour «Casque d’or» de
Jacques Becker: 25 sept. 1951. «Mon amour, travaille bien, qu’on soit bien fier l’un de l’autre dans quelques mois. Il faut que ces horribles semaines soient compensées par quelque chose de bien.»
28 sept. 1951. «Me voilà de nouveau dans ma triste chambre de tournée pauvre. Triste, j’ai laissé la Catherine en tablier d’école à carreaux…»
29 sept. 1951. Lettre de reproches car il ne l’a pas appelée. «Fais ton film bien, complètement, parfaitement.
Vis, mange, ris, avec tes compagnons de travail. Je t’ai perdu.»
8 octobre 1951. Sur la tournée de Charles Trenet au Théâtre de l’Etoile. «C’est pas très bon. Il blablate encore plus qu’à Pleyel. (…) et puis dès qu’il
a une jolie chanson, il fait le con, roule les yeux,
parce qu’il n’ose pas être sincère…» 18 octobre 1951. Les retrouvailles sont proches et Simone se remémore leurs meilleurs moments.
«Comme on a déjà eu du bon temps dans nos deux courtes années passées ensemble (…). Sans faire de choses mal, avec beaucoup de joie, beaucoup de chance, et du luxe pas honteux puisqu’on sait encore savoir que c’est ça le luxe et que c’est pas naturel mais exceptionnel».
22 octobre 1951. Elle est allée voir un film de Fred Astaire «bien mauvais» sur les Champs Elysées. Elle a encore 3 semaines de tournage «à tirer».
31 octobre 1951. Plus que quelques semaines de séparation. «Après quoi je reprendrai ma place de femme accompagnante, aimante, emmerdante
et heureuse»
2 novembre 1951. «Voilà, il est fini ce sale jeudi Toussaint. Et puis, depuis que Landrieu est venu, je n’ai plus peur».
14 novembre 1951. Enfin la vie commune va reprendre «et tout va être pareil avec les orages et les arcs-en-ciel, les grands moments et les petites
colères (…) et les soirs où on se couchera en se disant bonsoir sur le ton faussement mondain».
15 novembre 1951. Simone Signoret relate la manifestation contre la fermeture des studios de Joinville. René et Autant-Lara ont parlé et, bien
que non communistes, ont été «les plus violents contre l’Amérique».
Correspondance adressée à Montand en tournée ou en tournage dont:
Une quinzaine de télégrammes et 2 lettres adressées à Montand parti aux États-Unis en 1960. Signoret revient avec une certaine placidité sur
l’aventure avec Marilyn Monroe. Elle doit passer par la porte de derrière pour échapper aux journalistes. Montand est à Beverly Hills (Noël 1961).
Elle tourne en Irlande le Verdict de Peter Glenville. A Noël: «Je porte une perruque de Carita, je me suis fait tirer la peau à Londres hier, je me suis
fait remonter les seins, implanter de faux-cils (…) et j’ai une belle gaine qui fait culotte (…). Dans la journée c’est très bien, le soir toute nue c’est un peu gênant, mais comme je porte un masque anti-rides pour dormir, on ne me reconnaît pas, tu
verras, tu seras très content». Télégramme de Signoret à Montand (1958) : «Peut- être que ça va mal tomber mais si tu savais à quel point
j’ai envie d’être avec toi et comme je t’aime il fallait que je te le dise en ce moment.»
Lettre non datée. Simone a encore peur de la Môme [Piaf] «Je t’aime que c’en est imbécile et monstrueux».
Lettres envoyées en Tunisie, en Italie, à Kyoto. Plusieurs fois, elle se dit prête à renoncer à tourner
pour le rejoindre «moi je m’emmerde dans ma peau internationale».
Une lettre adressée à Yves Montand à Alger laisse entendre que Simone Signoret est enceinte: «tu
m’as fait un gros, gros enfant… Landrieu [médecin de Simone] m’a trouvée parfaite, il ne veut pas que je porte de ceinture parce que tout cela est
très bien en place tout seul.» Montand qui est parti aux États-Unis (1962) :
«Si tu devais ne plus m’aimer, je voudrais que tu continues à « m’aimer bien» … » A verso de l’enveloppe, elle écrit comme un avertissement public:
S. Signoret (The WIFE!!!).
Télégramme: «Je n’ai pas disparu je suis à Bray ce soir jeudi je t’aime»
Lettres 1951: «essaye de me rester» ; «Merci mon Ange de m’avoir donné une maison qu’on aime, et où on s’aime.» ; «[Toi et Catherine] êtes les
deux seules choses de ma vie et je te remercie de l’aimer comme tu l’aimes, je voudrais tant en avoir
un avec toi quand on revivra ensemble.»
Lettre (1969) : «Allez, hein, allez… je t’aime.»
Lettre (s. d., [1] f.) : «Je pense à toi beaucoup plus que tu ne le croies, et beaucoup plus que ton ton au téléphone [sic] ne m’y autorise.» «Je dors. Je dors. Ne me perds pas. Je t’aime. Je t’aime.»
Lettre (s. d., [3] f.) : «Je voudrais aussi te dire que je sais comme c’est bien que tu sois un vrai mari malgré ce que tu es.» «Tu me quittes à heures
fixes (…) quand tu rentres dans ton domaine mystérieux vers la fin de l’après-midi. Et puis il y aura toutes les pépées qui viendront…»


An important correspondance from Simone Signoret to Yves Montand
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