Attribué à Timoteo VITI (Urbino 1469 – 1523)

Lot 37
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Attribué à Timoteo VITI (Urbino 1469 – 1523)
Attribué à Timoteo VITI (Urbino 1469 – 1523) Portrait d’un jeune artiste au béret, peut-être Raphael, vers 1500-1501 ? Crayon noir 29,2 x 21,7 cm Filigrane au papier représentant un "soleil à dix branches", proche du Briquet 13963 Annotation au verso (visible en transparence) « n°231 », « Perugino » Etiquette « 267 » au verso du doublage Annotations « Raffaelo », « Perugino », « Penturicchio », « F.M. », « n°56 » au verso du doublage Annoté sur une étiquette sur le cadre « Coll Masclary / n°207 » Timoteo Viti est originaire d’Urbino comme Raphael. Il est élève de Francesco Francia à Bologne entre 1490-1495. Giovanni Santi, le père de Raphael, meurt en 1494. Raphael (1483-1520) hérite de l’atelier de son père (la moitié des parts) mais n’est alors âgé que de onze ans. Timoteo Viti, rappelé à la cour d’Urbino après la mort de Giovanni Santi, aurait alors aidé le jeune Raphael à maintenir l’activité de l’atelier, avant que Raphael ne parte dans l’atelier du Pérugin - sans doute en 1502 seulement (voir H.Chapman, T.Henry et C. Plazezotta, « Raphael From Urbino to Rome », Londres, 2004-2005, p.23). Raphael avait commencé dès son enfance à assister son père dans son travail. Il est probable qu’il continua à se former dans l’atelier de son père pris en main par ses anciens assistants. Le contrat pour son premier tableau connu (Le couronnement de Saint Nicolas de Tolentino) le mentionne comme « magister » en 1500. Une fois Raphael émancipé, Viti se placera dans son orbite. Viti rejoignit Raphael à Rome à sa demande et l’aida à peindre les « Sybilles » de Santa Maria della Pace. A sa mort, Raphael lèguera à Viti tous ses dessins, ce qui prouve leur proximité et sa reconnaissance pour son aîné. Par sa technique le dessin rappelle les deux études de têtes de femmes de Timoteo Viti conservées au British Museum (voir P.Pouncey et J.A. Gere, Raphael and his circle, Londres, 1962, n°262-263, planches 244-245). Le rapport physionomique avec l’autoportrait dessiné de Raphael (vers 1500-1501, conservé à l’Ashmolean Museum) est troublant (voir C. Whistler and B.Thomas, Raphael The Drawings, Oxford, Ashmolean Museum, 2017, n°1, repr. p.73). L’un est tourné vers la droite, l’autre vers la gauche. On y retrouve une effigie juvénile similaire, coiffée du même chapeau, les cheveux à hauteur d’épaule rebiquant vers l’avant sur un col équivalent; la seule différence notable tient dans la frange qui balaie le front sous le béret dans notre dessin. Certains dessins au crayon noir de Viti ont longtemps été confondus avec des dessins de Raphael. L’autoportrait de l’Ashmolean fut aussi considéré autrefois par certains historiens comme un portrait par Viti de Raphael, un portrait par Viti d’un jeune artiste inconnu, un portrait par Raphael d’un inconnu. On peut supputer qu’il s’agit de la même tête dessinée par deux artistes distincts, peut-être le même jour, au même moment.
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